Pourquoi l’apparition de pi et phi dans la pyramide de Khéops n’est peut être pas intentionnelle.

800px-Meidoum03Dans mon retour aux pyramides, j’ai évoqué des hypothèses du choix de la pente de la pyramide de Khéops.

J’en ai donné trois qui me semblent compatibles avec le savoir de l’époque. L’une d’entre elle utilise pi et l’autre phi mais par tracé dans les deux cas. Plus j’y pense, plus je me dis que c’est bien la troisième hypothèse, la plus simple finalement, qui serait à l’origine du choix.

J’aimerais approfondir cette recherche, à travers une réflexion globale sur les choix des pentes des pyramides d’Égypte.

Première remarque quand on creuse le sujet : Des pyramides, en Égypte, il y en a énormément, dont de nombreuses « grandes pyramides » en plus ou moins bon état et à des niveaux de raffinement très variables. On compte par exemple 24 pyramides atteignant au moins une cinquantaine de mètre de haut ! C’est sans compter ce qui n’a pas encore été découvert et celles qui n’ont pas survécu à l’épreuve du temps avec plusieurs milliers d’années d’existence. Je pense notamment à l’utilisation de monuments comme carrières de pierres taillées, parfois prêtes à l’emploi. On peut voir ça un peu partout, comme en Alsace avec le réemploi de pierres du mur païen pour la construction de châteaux médiévaux sur le Mont Sainte Odile.

Une vue d’ensemble de la chronologie « officielle » sur l’ensemble de ces édifices permet de se rendre compte de pas mal de choses, sur l’évolution globale des pyramides, de leur style et plusieurs remarques générales :


On peut voir par exemple que la Grande pyramide de Gizeh, attribuée généralement à Khéops, n’est pas la seule construction qui a déplacé des volumes considérables. Par exemple, le volume de pierres déplacées pour la construction des pyramides de Snéfrou est du même ordre de grandeur que sous Khéops avec sa grande pyramide, ainsi que sous Khéphren avec une grande pyramide comparable à Khéops.
Si on admet que les constructions attribuées à Snéfrou sont valables dans le cadre de la théorie officielle, l’argument « volume trop important » développé par LRDP tombe. On peut même aller voir du coté de Djéser, pour des constructions plus simples et donc plus facilement explicables, mais déjà très volumineuses. C’est la question de la limite très ambigüe de ce qui serait impossible pour des égyptiens de l’époque qui me dérange. Où commence cette limite ?

Évolution des pyramides sur près d’un siècle proche de Khéops, de la plus récente à la plus ancienne selon les théories « officielles » :

01_khafre_north Dahschur-snofru-red GD-EG-Saqqara004 Sakkara_01

On peut aussi s’intéresser de près à la pyramide de Meïdoum, qui constitue en quelque sorte une transition entre un type de pyramide et un autre.

800px-Meidoum03

J’y vois une évolution progressive des techniques et savoirs en général, mais bon, chacun son opinion.

En parcourant les informations sur les pyramides, on pourra noter d’autre part, qu’on a parfois retrouvé des sérieux indices indiquant que les pyramides étaient des tombeaux ! (comme une partie de sarcophage et de sa momie…)

Selon Frank Dörnenburg, qui a poussé plus loin cette analyse, « Sur les 31 pyramides de l’ancien empire examinées, 5 n’ont probablement jamais été construite en tant que tombeau. Parmi les 26 autres, 92% contiennent un sarcophage, 70% des restes funéraires et la moitié des restes de momies. »
Ce n’est pas le sujet du jour, mais ça mérite d’être signalé, car c’est assez différent des commentaires fournis par La Révélation Des Pyramides.

Pour en revenir au sujet et comprendre ce qui a pu amener au choix de la pente de la pyramide de Khéops, il faut essayer d’imaginer la manière dont pouvaient travailler les architectes de l’époque, quels étaient les outils mathématiques et conceptuels dont ils disposaient.

Je dis bien essayer car d’une part, on est loin de connaitre précisément les méthodes de cette époque, et d’autre part je ne suis pas un spécialiste du sujet. Pourtant on peut mettre en place des méthodes simples qui me semblent largement crédibles et compatibles avec l’époque, sans recourir à pi ou phi, explication :

I) Choisir une pente, et pourquoi celle-ci plutôt qu’une autre.

Le choix de la pente d’une pyramide est fondamental car il donne les proportions de tout l’édifice. Ce sont sur ces proportions que se basent une partie des relations impliquant pi et phi dans LRDP.
Quand on veut exprimer une pente dans la vie courante, on peut assez simplement donner l’angle du plan incliné, par rapport à l’horizontale. Ce n’est sans doute pas ce que faisaient les égyptiens.

pente 15 pourcentUne autre méthode, consiste à exprimer la distance verticale en comparaison à la distance horizontale. L’un des deux peut être fixé à une valeur de référence et on exprime alors la seconde valeur. C’est ce qu’on fait par exemple pour exprimer la pente moyenne d’une route en pourcentage. On donne le dénivelé, c’est à dire la différence de hauteur, pour 100m parcourus à l’horizontal. La pente ci-dessus étant par exemple de 15% (et surtout pas 15° !)

C’est plutôt cette méthode qu’ont sans doute utilisé les égyptiens constructeurs de pyramides. À la différence que leur longueur de référence était verticale, quand la notre est horizontale.
C’est ce qu’on appelle un Seked, qui indique la distance horizontale parcourue. La hauteur de référence est alors une coudée royale soit 28 doigts.
seked_01

Nous allons donc analyser les pentes des pyramides en cherchant des valeurs simples de Seked, ou en tout cas comparer les proportions des cotés notés a et b dans le triangle rectangle. En effet, il n’est pas impossible que la valeur de référence ait pu changer pour des édifices d’époques différentes.

Coudée-Turin-schéma

Je n’exposerai ici que les résultats pour les pyramides les plus importantes, par leur taille ou leur état de conservation permettant une étude un minimum valable. J’ai mis ici quelques exemples de pente auxquelles je me suis intéressé. Dans un prochain tableau, j’en donnerai davantage.

Remarque : la valeur de l’angle de la pyramide rouge utilisé n’ayant pas été validé par des recherches approfondies de ma part, j’ai préféré ne pas spéculer sur son seked.

seked pyramides 1
seked pyramides 2
seked pyramides 3

Ça devient quand même sacrément raide !

Première observation : la plupart des couples a et b sont des valeurs entières très simples !!!

On a 1 et 1, 1 et 2 , 5 et 4, 4 et 3 , 5 et 7, 8 et 5, 2 et 1. Le tout pour des pyramides dont le gigantisme est souvent comparable à Khéops.

  • D’où pourrait bien sortir ce 22 / 28 de Méidoum puis Khéops ?

On peut voir que le triangle égyptien 3-4-5 qui constitue le triangle rectangle le plus simple à partir de valeurs entières, correspond à un seked de 21 doigts, pour une coudée royale de 28.

Cette figure géométrique simple était connue à l’époque et même utilisée pour la réalisation d’angles droits.

On a donc une pente très « classique », de référence, avec une valeur de seked de 21 doigts. Rappelons que si on fixe la valeur verticale, ce n’est que la modification de cette valeur horizontale qui va faire varier la pente. Elle sera plus forte si on diminue la valeur et plus faible si on augmente la cote horizontale.

  • Alors à partir de 21, que peut-on faire ?

On peut soustraire 1, pour obtenir 20. C’est la pente qui a été utilisé lors du second projet de la pyramide rhomboïdale, juste partiellement réalisé car peut être trop raide.
Pour obtenir quelque chose d’un peu moins raide on peut aussi ajouter 1 pour obtenir 22.
C’est précisément la pente choisie pour la construction de la pyramide de Méïdoum, puis réutilisé pour celle de Khéops et présentée dans LRDP comme 11 pour 14.
Cette pente a également été réemployé dans toute une série de pyramides, parfois petites et simples, largement accessibles aux égyptiens qui connaissaient donc sans aucun doute ce seked.

La Révélation Des Pentes : 21 + 1 = 22
Comme dirait mon fils de 3 ans : « ça c’est fou. »
.. ou pas en fait. C’est tout con.

transition
J’imagine qu’on ne traçait pas des triangles que dans le cadre unique de la réalisation de pyramides, et que cet exercice devait être assez basique pour les érudits de l’époque, tout comme le fait d’additionner ou de soustraire des unités !
Un peu comme après avoir étudié une fonction de référence f(x) = x², on poussera nos étudiants à observer ce que donne f(x) = x² + 1.

En clair, ce genre de constructions géométriques étaient sans doute largement manipulées avant d’être utilisés en tant que profil de pyramides et de nombreux tracés ou réalisations plus simples ont été faites et jugées pour leur esthétisme.

Une pyramide réalisée avec cette pente a une belle gueule et semble « bien proportionnée », mais on peut sans doute le dire d’un bon nombre de profils proches de celui là.

  • Qu’est ce qui motive encore le choix d’une pente plutôt qu’une autre ?

On peut aisément comprendre que plus la pente est forte, moins il faudra déplacer de volume de pierres pour atteindre une certaine hauteur.

Voici par exemple les comparaisons de volumes à déplacer pour réaliser une pyramide de 100m de haut. On voit vite que de faibles changements de pente entrainent des variations de volume considérables :

volumes

On remarque que la plupart des pyramides ont un angle compris entre 45 et 65°, et les plus hautes n’excèdent pas les 55°. Voir une liste importante de pyramides .

Cette différence énorme de volume selon l’angle pour une hauteur définie, est l’effet des fonctions carré et tangente. Les électriciens connaissent bien l’effet de la seconde, en cas de déphasage, surtout au delà de pi/4 soit 45°.
On peut s’amuser à voir ce qu’on obtiendrait en modifiant juste la pente :
Exemples :

Si on prend une pente de 1 pour 2 soit 63,43°, en déplaçant le même volume de pierres que pour Khéops, on pourrait atteindre 198m de haut !

Si on prend une pente de 1 pour 4 soit 75,96°, en déplaçant le même volume de pierres que pour Khéops, on pourrait atteindre 314m de haut ! Soit plus du double de sa hauteur, alors qu’on n’a que 23° de plus, mais le coté tomberait à 157m. (tiens c’est marrant, la hauteur trouvée, ce sont les chiffres de pi dans l’ordre, et si on arrondit à 230m de coté pour le calcul du volume, on tombe même sur 314,16m ! Coïncidence !? Je ne pense pas :p !)
En revanche, avec de telles pentes, l’énergie et donc le travail à fournir pour élever les pierres dans le champ gravitationnel serait bien plus important !

  • Alors maintenant, on peut se demander pourquoi aucune grande pyramide n’a été construite avec un tel profil :

Ce sont très probablement des raisons de stabilité, et de problèmes de construction, d’élévation des pierres, de basculement ou d’effondrements trop fréquents des blocs, qui ont limité la pente des pyramides.
Il faut aussi rappeler que les blocs de ces pyramides ne sont pas liés par un mortier donc pas « collés » entre eux.

L’hypothèse la plus probable de la construction de la pyramide rhomboïdale, va en ce sens :
D’abord prévue avec une pRhomboidale-3Stadesente de 58° pour une hauteur de plus de 100m, on est ensuite passé à 54°, avant de corriger une seconde fois le tir pour finir la partie supérieure avec la même pente que la pyramide rouge, soit 43,3° et construite sous le même pharaon : Snéfrou.

Alors certains diront que cette pyramide a été conçue comme elle a été construite et se présente aujourd’hui… Si ça avait été le cas, je pense que des pentes supérieures à 60° pour de très grandes pyramides, auraient été tentées souvent par la suite, mais ça n’a, de ce qu’on sait aujourd’hui, jamais été le cas.
C’est un peu comme si les architectes ont gardé un temps en mémoire cet échec pour se limiter à des pentes moins raides.
On peut aussi remarquer que les pyramides d’Amérique ont des pentes plus faibles encore.
2 siècles environ après Khéops, la pyramide d’Ounas que j’ai oublié dans mes tableaux, culmine tout de même à 43m, avec une pente de 56,3° soit un autre ratio simple de 2/3.

L’une des contraintes principales était donc la suivante à mon sens : comment monter le plus haut possible en limitant le volume de pierre, tout en restant dans la limite du réalisable et du stable dans le temps. La réponse à ce problème pour ce type de construction doit se trouver pas loin des 53° de la pyramide de Khéphren, encore debout avec une hauteur restante de plus de 136m.

On pourra jeter un oeil à cette autre comparaison des pentes des pyramides, dans l’ordre chronologique officiel.

Ou encore à cette étude des sekeds par David Furlong.

J’ai un peu réinventé la roue dans cet article, et d’autres avait déjà sans doute eu la même idée que moi, mais au moins j’ai essayé de faire un truc un peu compréhensible, et en français.

  • Conclusion :

On voit que la pyramide de Khéops et sa pente ne sortent pas de nulle part mais d’un ensemble de constructions progressives et d’une évolution du choix de l’inclinaison qui s’inscrit dans une logique simple autour du triangle 3-4-5 et du concept du seked.
A partir de ce ratio 22/28, il apparait dans un calcul de proportion, une approximation de la valeur de phi, lié simplement à ce triangle particulier.
Toujours à partir de ce ratio 22/28 et de la forme particulière d’une pyramide à base carrée, il apparait également une relation simple menant à une approximation de pi. On peut arriver aux 2 par des tracés géométriques, à partir d’une règle et d’un compas.
On prétend que ce sont ces deux particularités combinées qui ont mené au choix de cette pente en particulier.
Lier les 2, ça me parait très très peu probable. Après que l’un ou l’autre ait été l’origine du choix à partir de tracés comme je l’ai proposé dans l’article précédent, ça n’est pas impossible. (voir les dessins un peu moches sur phi et pi )
Ce ne sont franchement plus mes hypothèses privilégiées mais je concède que ça n’est pas impossible. C’est de toute façon à la portée d’égyptiens de l’époque à partir de tracés. Ce que je refuse, c’est l’hypothèse qui prétend que les relations algébriques entre les 2 étaient maitrisés et aisément manipulées, parce que ça ne colle avec rien des indices archéologiques dont on dispose et ça n’est vraiment pas nécessaire, comme j’ai pu le montrer.
Je reviendrai largement sur la présence globale de pi et de phi dans la seconde partie :

II) Coïncidences et redondances, choix des dimensions.

Coïncidences, redondances et numérologie : analyse des propositions de Jacques Grimault, en rapport avec les dimensions de Khéops.

Dans cette partie, je vais montrer pourquoi ce que Jacques Grimault appelle des « occurrences » où il fait apparaitre les valeurs approximatives de pi et de phi ou autre, qu’il a répertorié au nombre de 153 si je me souviens bien, ne sont à mon sens qu’une grosse liste de redondances. Elles sont amenées par des relations d’équivalences à partir uniquement de 2 ou 3 curiosités remarquables mais qui me paraissent de plus en plus être des coïncidences, qu’une quelconque volonté de les faire apparaître, en tout cas pour tout ce qui concerne le mètre.
(un peu comme celle qui est tombée tout à l’heure lors du calcul de la hauteur alternative pour le même volume que Khéops, à moins qu’on me dise que c’était bien entendu une des occurrences, que j’ai eu la chance de découvrir 😀 )

Merci à tous les commentaires très sympathiques que j’ai reçu dernièrement sur le premier article et qui m’ont poussé à écrire celui là.

PS : J’écrirai cette seconde partie à partir de l’ensemble des éléments rendus public à ce jour, sauf si Jacques Grimault accepte de me fournir l’ensemble de ses « occurrences » sur la grande pyramide. Ce n’est nullement une exigence de ma part mais la réponse à une proposition faite par LRDP sur leur page Facebook. J’y ai répondu favorablement, avant qu’on ne me sorte une esquive de derrière les fagots (comme d’hab j’ai envie de dire) « il faut un doctorat en mathématiques ». La bonne blague ! C’est du niveau bac.
Il fut d’ailleurs un temps où mes compétences n’étaient pas remises en cause mais au contraire encensées. Seulement, en ce temps là, je n’avais pas encore fait de remarques qui fâchent 😉
On en tirera les conclusions qu’on veut.
Je vais en tout cas me coller sous peu à écrire sur tout ce que j’ai déjà.

FB

FYP : Ce qui nous intéresse, c’est l’avis de personnes allant dans notre sens, merci !

 

12 réflexions au sujet de « Pourquoi l’apparition de pi et phi dans la pyramide de Khéops n’est peut être pas intentionnelle. »

  1. Si certains calculs, pour trouver par exemple la hauteur de 314m intéresse quelqu’un, je les publierai dans les commentaires, pour pas alourdir le texte.
    J’avais d’ailleurs laissé une coquille avec la multitude de valeurs, mais tout m’a l’air juste maintenant.

  2. bonjour, je ne suis pas mathématicien, je n’ai pas lu votre article, mais j’étais encore surpris de constater que vous en êtes encore a vous débattre autour d’une question qui n’as jamais été posé. Notre culture kamite nous enseigne depuis des millénaires , que nos ancêtres ont construit ces choses dans un but précis que vous ne comprendrez jamais car vous n’avez pas La sensibilité.. alors comtemplez, cherchez, car cela dépasse de loin vos fantaisie..

    • Mais je me pose les questions que je veux hein 😉
      Que ma femme me dise que je ne suis pas assez sensible je veux bien, mais alors vous !
      Et si vous voulez savoir les réponses que j’y apporte, je ne peux que vous souhaiter une bonne lecture.

    • Je vous laisse faire votre promo, même si je suis loin de partager votre avis 😉

      La méthode d’Erathostène est bonne à condition que les deux villes se trouvent à la même longitude. Ce qui dans son cas a été un coup de chance je pense. (d’ailleurs les deux villes ne sont pas tout à fait à la même longitude, mais suffisamment pour que l’erreur induite ne soit pas significative à son niveau de précision.

      Je vous cite :
      « Etant donné ce premier fondement, le disque autour duquel tourne le soleil tourne aura un diamètre égal à la demi circonférence terrestre, soit Ct/2 telle qu’évaluée selon le premier fondement, et la sphère céleste aura ainsi pour mesure de sa circonférence Cc = π Ct/2. »

      Je vois à peu près où vous voulez en venir, mais tel que c’est exprimé ici, on ne comprend rien ! (vous cherchez à multiplier les dimensions terrestres par pi et en prendre une fraction pour faire apparaitre pi / 6 x (1 /10 000 000 de la distance équateur pole, c’est à dire le mètre)
      Donc réutiliser cette coïncidence qui veut que la valeur de la coudée exprimée en mètre fait apparaitre la valeur approximative de pi/6.

      Déjà « disque autour duquel le soleil tourne »… c’est quoi ça ?
      On ne passe pas non plus de la circonférence d’un disque à son diamètre en divisant par 2 !!!
      Puis vous utilisez le terme de sphère céleste, inadapté ici il me semble : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sph%C3%A8re_c%C3%A9leste

      En gros vous voulez dire que la coudée est une portion du périmètre terrestre, comme le mètre. Mais vous parlez d’une portion correspondant à 1/12è.
      Sauf que 1/12è dont on prend le 10 millionième, fera environ 40 000 000 / (12 * 10 000 000) soit 1/3 de mètre, et donc pas une coudée.

      Enfin vous montrez une coudée évaluée à 10^-3 mètre près c’est à dire au millimètre près, sur quoi on peut s’entendre. Mais vous dites ensuite qu’elle est définie à 10^-4 ! -> NON !

      Je pense personnellement que les mesures actuelles définissent la coudée à 0,5235m +- 0,001m.

      • Un exposé d’une possibilité n’est pas « un avis ». Pour exprimer « un avis » il eût fallu lire quelque part « je pense que », ce qui est parfaitement absent du texte. Restons précis.

        Vous dites : « Déjà « disque autour duquel le soleil tourne »… c’est quoi ça ? On ne passe pas non plus de la circonférence d’un disque à son diamètre en divisant par 2 !!! »

        Vous n’avez pas compris la démonstration. Je vous propose que vous la repreniez vous-mêmes pour la comprendre :

        Si je suppose la terre plate et le soleil qui tourne autour, il fait donc un cercle autour de « la terre », la méthode d’Erathostène revient à considérer le sol comme parfaitement plat, la courbure constatée va me permettre d’évaluer le cercle solaire.

        La question à laquelle je réponds, est le lien entre la mesure de distance de la circonférence du « cercle solaire » et la mesure connue de la circonférence terrestre (qui ici n’est pas donc pas une circonférence terrestre).

        Or donc la méthode d’Erathostène va aboutir de façon équivalente à établir le diamètre du « cercle solaire », il se trouve donc que l’on va trouver très exactement Ct/2, mais en croyant que ce diamètre est plat, qu’il ne s’agit pas d’un demi-cercle.

        • avis, comprenez hypothèse.

          J’ai pris un certain temps pour essayer de comprendre au mieux votre explication (à mon avis bien plus que la plupart de vos lecteurs). Je dois être un peu con, mais je me situe sans doute dans la moyenne de vos lecteurs alors si j’ai du mal à vous suivre, il y a peut être un soucis dans la présentation de vos idées.

          Déjà, quand je vois un soleil dessiné, avec écrit « rayons divergents », ça me donne envie d’hurler. Ce n’est pas parce que la Terre devient plate, que les rayons solaires deviennent divergents, ils restent parallèles !

          Vous utilisez plusieurs termes qui sont loin d’être clairs et que vous n’explicitez pas.
          Vous passez sous silence le fait qui a permis à Erathostène de n’avoir aucune ombre à un moment de l’année. C’est que la latitude de l’endroit était égale à l’inclinaison de l’axe de rotation terrestre par rapport à une droite orthogonale au plan dans lequel elle tourne autour du soleil.
          C’est quelque chose d’assez rare et sur votre dessin, on a un rayon qui vient bien à la verticale, comme si de rien était.

          Les dessins n’illustrent pas clairement les notions et grandeurs utilisées par la suite.

          « la méthode d’Erathostène revient à considérer le sol comme parfaitement plat »
          Justement pas, Erathostène part de l’hypothèse que la terre est ronde ! Je vous retourne l’invitation de reprendre la méthode d’Erathostène. E penser en a fait un épisode, sans parler du problème de longitude que j’ai souligné, ça reste une très bonne explication.
          https://www.youtube.com/watch?v=dZyeKmytFeA

          Je persiste à dire que vous avez forcé pi à rentrer dans un calcul où il n’a rien à faire, en transformant une distance issue d’un cercle en un diamètre par une explication qui ne tient pas.
          Une fois que cela est fait, on multiplie alors par pi pour retrouver quelque chose de circulaire, mais c’est abusif.

          Enfin, il y a l’absurdité d’utiliser une méthode avec un niveau de précision que je vais gentiment arrondir à un peu plus d’1% donc plus d’un cm pour le mètre et nous parler derrière de quelque chose de précis soit disant au dixième de mm.

          Bref, je vais m’arrêter là je crois, mais merci quand même pour la prise de tête.

          Ah et sinon, juste comme ça, vous avez lu mon article ou même pas :p ?

          • « Déjà, quand je vois un soleil dessiné, avec écrit « rayons divergents », ça me donne envie d’hurler. Ce n’est pas parce que la Terre devient plate, que les rayons solaires deviennent divergents, ils restent parallèles ! »

            Le dessin n’est pas de moi ! (je vais rajouter un commentaire)

            « Vous utilisez plusieurs termes qui sont loin d’être clairs et que vous n’explicitez pas. »

            Oui je vais un peu vite sans doute, j’ai rajouté une note sur l’explication de « la méthode des ombres approchée ».

            « Vous passez sous silence le fait qui a permis à Erathostène de n’avoir aucune ombre à un moment de l’année. C’est que la latitude de l’endroit était égale à l’inclinaison de l’axe de rotation terrestre par rapport à une droite orthogonale au plan dans lequel elle tourne autour du soleil. »

            Peu importe car ce n’est vraiment pas le sujet traité ici ! Cette remarque ne concerne absolument pas la démonstration.

            « C’est quelque chose d’assez rare et sur votre dessin, on a un rayon qui vient bien à la verticale, comme si de rien était. »

            Idem.

            « Les dessins n’illustrent pas clairement les notions et grandeurs utilisées par la suite. »

            Clairement pas.

            « la méthode d’Erathostène revient à considérer le sol comme parfaitement plat»

            Je n’ai écrit ça nulle part.

            « Justement pas, Erathostène part de l’hypothèse que la terre est ronde ! »

            Tout à fait, c’est ce que je nomme « la deuxième méthode, le deuxième fondement ». Le premier étant de considérer la terre plate, de faire des mesures, et on trouve un diamètre du cercle solaire = Ct/2.

            « Je vous retourne l’invitation de reprendre la méthode d’Erathostène. E penser en a fait un épisode, sans parler du problème de longitude que j’ai souligné, ça reste une très bonne explication.
            https://www.youtube.com/watch?v=dZyeKmytFeA »

            Je connais e-penser, c’est très bien, mais ce n’est pas du tout ce que je montre, je suis sur un autre sujet, il ne s’agit pas de comprendre Erathostène, mais de recalculer ce qu’on trouverait en faisant une autre hypothèse : terre plate + cercle solaire.

            « Je persiste à dire que vous avez forcé pi à rentrer dans un calcul où il n’a rien à faire, en transformant une distance issue d’un cercle en un diamètre par une explication qui ne tient pas. »

            Voyez la note que j’ai rajoutée pour le détail. Ca tient parfaitement bien.

            « Une fois que cela est fait, on multiplie alors par pi pour retrouver quelque chose de circulaire, mais c’est abusif. »

            Non, une fois le diamètre solaire caculé il est évident qu’il multiplier par PI pour avoir le cercle.

            « Enfin, il y a l’absurdité d’utiliser une méthode avec un niveau de précision que je vais gentiment arrondir à un peu plus d’1% donc plus d’un cm pour le mètre et nous parler derrière de quelque chose de précis soit disant au dixième de mm. »

            J’ai cité les mesures qui sont précises à 10⁻⁴ près, connues et référencées non-seulement dans wikipedia, mais aussi dans un papier scientifique de référence que j’ai cité. Ce n’est donc pas moi qui ai établi qu’on pouvait établir ce degré de précision, je n’ai pas réalisé moi-même de mesures, mais je constate qu’en effet des scientifiques démontrent qu’on retrouve ce degré de précision à plusieurs endroits.

            Par ailleurs je fais une remarque : si on prenait dans 10 000 ans, des mètres archéologiques de notre époque, on trouverait sans doute tout un tas de mesures de référence qui l’établiraient avec une précision disons de 10⁻⁴ si on veut, voire plus précis. Mais dans les domaines le plus précis de sa définition, il est défini à C/299 792 458 dépendant de la précision de la seconde https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8tre#D.C3.A9finitions_modernes . On peut donc admettre sans risque qu’il puisse exister des distances anciennes dont la précision de la définition était bien supérieure à ce qu’on a pu retrouver dans les artefacts « communs » et ne se retrouve précis que concernant les restes archéologiques « de pointe ».

            « Ah et sinon, juste comme ça, vous avez lu mon article ou même pas :p ? »

            Non seulement j’ai lu avec attention, mais j’en ai pris connaissance directement avec la réponse de Jacques Grimault http://www.larevelationdespyramides-leforum.com/viewtopic.php?t=2829&p=21727#p21727 .

            Je suis un peu comme vous je cherche si on peut trouver des raisons non-intentionnelles de trouver ces précisions. Mais par ailleurs je suis chagriné par le fait que l’on pourrait tout à fait considérer la question sous l’angle de la définition du mètre : « ceux qui ont défini le mètre connaissaient-ils la coudée ? », or curieusement la question est toujours posée dans le sens inverse du temps historique de leur apparition…

            Votre démarche est tout fait intéressante, mais je pense que celle de Jacques Grimault aussi. Je vois des redondances bien évidemment, car du moment qu’on a posé coudée = PI/6 mètres, il est évident qu’on va retrouver ces éléments liés partout… Ce qui ne fait en rien avancer le sujet… Qui plus est de la même façon une fois qu’on a posé l’approximation coudée = PI-PHI-1 mètre, là aussi on va donc retrouver ces paramètres partout, avec redondances par paquets…

            Donc le principe d’étudier les autres pyramides ainsi que les redondances et les hypothèses les plus simples est non-seulement valide, mais semble indubitablement nécessaire, si on veut trouver ce qu’il y a vraiment au fond (et s’il y a quelque chose à trouver !?).

            Toujours est-il que l’approche de Grimault sur ce sujet a un grand mérite qui est de reconsidérer en profondeur ce qu’on croit savoir. Ce qui là aussi est absolument nécessaire d’un point de vue de la recherche scientifique.

            Par exemple il est curieux de constater l’histoire des étudiants allemands : http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/article-egypte-des-archeologues-allemands-vandalisent-la-pyramide-de-kheops-pour-prouver-leur-theorie-121411325.html. Alors qu’on a pas de datation scientifiquement établie sur ces monuments.

            Or il existe depuis une vingtaine d’années des méthodes de datation par isotopes http://www.larevelationdespyramides-leforum.com/viewtopic.php?f=18&t=1671

            Etonnant donc qu’on ait pas de résultats fiables sur rien…

            Idem pour la datation de Puma Punku https://www.indiegogo.com/projects/cosmogenic-dating-of-megaliths-at-puma-punku#/updates

            Ce projet a déposé un échantillon dans un laboratoire, qui a fait les analyses… puis décidé qu’il ne les publierait pas !

            Curieux…

          • Une petite précision , les rayons du soleil ne sont pas polarisé tant qu’ils ne traversent pas l’atmosphère … et de ce fait les rayons du soleil ne sont pas parallèles !!!!!

          • comme le soleil est très très loin, on considère que les rayons qui nous parviennent sont parallèles.

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